26 juillet 2009...13:51

AC/DC – Highway to Hell (juillet 1969)

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Atlantic Records

En ce mois de juillet 2009, on fête l’anniversaire d’un grand disque de rock né 40 ans auparavant. Le dernier ACDC sous l’ère Bon Scott.

Highway to Hell, c’est LA consecration. Higway to Hell, ou quand le Hard Rock devient à la mode, devient populaire. Aujourd’hui encore, de la ménagère au nourrisson savonné bébé Cadum, aucune oreille n’échappe à cet album, pas un seul lecteur MP3, n’est dépourvu, à un moment ou un autre d’un petit Highway to hell (la chanson cette fois, vous suivez ?) C’est dire.
Le hard rock trouve son chef d’œuvre. Pourtant ACDC n’y fait rien d’autre que du ACDC. Des accords blues de Gibson crado, au Trebble réglé sur 9. Des chansons fédératrices avec une voix éraillée, des plus parfaites et des plus Rock n Roll. Un solo en guise de pont pour emballer le tout. Le tout multiplié par 10 chansons, et faites place au monstre ! Mais la différence c’est que cet album est à la fois une entité globale homogène, et une succession de 10 singles surpuissants des plus hétérogènes. Chaque piste est plus efficace l’une que l’autre. Le résultat est exemplaire. Les 10 joyaux de la couronne. Personne ne fera jamais mieux, ACDC est décidemment le meilleur groupe de sa catégorie.
Les textes sont d’une variété rarement égalée dans le Blues (car oui, ACDC c’est du Blues à en juger par le solo de Touch Too Much). Sexe, drogue, Rock’n’roll, violence, la vie, et puis la mort. Le single éponyme, on s’en serait douté, parle quant à lui d’un Bon Scott sur la route de l’enfer. C’est sur cette chanson que le mythe s’installe. Sur ce single des plus simplistes, mais des plus réussis. Ce morceau est un hymne pour toute une pléiade de vieux et de jeunes en mal de tatouages et de Harley Davidson.
A l’image de sa performance sur Night Prowler, Bon Scott a l’assurance des plus grands de la Soul. L’âme d’un James Brown. Le blues d’ACDC reprend son plus beau souffle. Beaucoup d’ « experts » (que je ne citerai pas pour la raison pure et simple que je les lis très souvent) se plaisent à penser que le disque s’essouffle sur les dernières compositions. Que nenni messieurs ! Alors que les refrains, et les chœurs assurés par les frères Young amènent ce coté si Rock’n’roll, on croit, sur la toute fin de l’album, déceler un petit solo dissonant d’Angus, c’est quasi-avant gardiste, on croit entendre les belles années 1990. Cette ultime chanson est une véritable tuerie, et constitue avec Highway To hell (première chanson de l’album), deux raisons essentielles pour acheter le disque. A la fin de la 10eme piste, la boucle est donc bouclée. Entre la première et la dernière chanson, pas l’once d’un épuisement. Entre nonchalance, hypnotisme et coolitude (pour reprendre les néologismes si chers à nos élus…juste en passant). Les origines du Rock Stoner sont en quelque sorte là, à portée de main.
Que celui qui n’a jamais adoré cet album, que celui qui n’a jamais rêvé d’être Angus sur Highway to Hell ; en faisant de l’Air Guitar devant la glace, me jette la première pierre. 1969, le punk pointe le bout de son nez outre atlantique, et va faire tourner plus d’une tête. Mais que serait le CBGB si les Hardos d’ACDC n’avaient pas ouvert la voie du Rock, là-bas, très loin, au pays des Kangourous ?

David de Araujo (26 juillet 2009)

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